Correction
(d’une correction)
La chanson de Serge Gainsbourg « En
relisant ta lettre » m’a toujours plu. Cherchant les paroles sur la
toile, j’y ai trouvé de nombreuses libertés prises avec l’orthographe – or la
chanson parle de ça, justement ! (Voir là ou là
– le s à prends, par exemple, ou le mourirai qui devient nourrirai...) J’ai voulu corriger
lesdites fautes et me suis rendu compte qu’une transcription fidèle demandait
au moins qu’on écoutât ce que dit la chanson elle-même ! Voici donc le verbatim
retouché de ces drôles d’alexandrins :
En relisant ta lettre
je m’aperçois que l’orthographe et toi ça fait deux...
C’est toi que
j’aimme
[ne prend qu’un m]
par-dessus tout
Ne me dis pol nt
[il
en manque un]
que tu t’en fous
Je t’en suppll e
[point
sur le i]
fais-moi
confiance
Je suis l’esclàve
[sans
accent grave]
des
apparences
c’est ridicule
[c majuscule]
c’était si bien
Tout ça m’affecte
[ça
c’est correct]
au plus haut
point
Si tu renonces
[comme
ça s’prononce]
à m’écouter
Avec la vie
[comme
ça s’écrit]
j’en finirai
Pour me gardder
[ne
prend qu’un d]
tant de
rancune
T’as pas de cœur
[ya
pas d’erreur]
[là y’en a une]
J’en mourirai
[n’est
pas français]
n’comprends-tu
pas ?
Ça s’ra ta faute,
ça s’ra ta faute !
[là y’en a
pas]
Moi j’te signale
que Gardénal
ne prend pas d’e
Mais n’en prends
qu’un
- cachet - au moins
n’en
prends pas deux
Ça t’calmera
et tu verras
tout r’tombe à l’eau,
l’cafard, les
pleurs
les peines de cœur
[o, e
dans l’o]...
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On peut écouter quelques notes de cette
chanson (extrait
n°10) ici.
Quant à revenir à la page d’accueil, c’est là.
[J’espère ne pas avoir laissé ou ajouté de fautes, ce
serait un conble...]